Je viens d’apprendre, depuis l’étranger, le rappel à Dieu du Professeur Ahmadou Lamine Ndiaye. La nouvelle m’attriste profondément.
Lamine était un homme simple, disponible, esthète, un intellectuel d’élite au service de tous, sans jamais espérer le moindre dividende en retour. Il vous accueillait par un sourire chargé de bonté et un regard qui exprimait un respect infini pour son prochain.
Il était impossible, de prime abord, d’imaginer l’immensité de son savoir, tant il était humble, discret et presque indifférent aux honneurs. Il incarnait, à mes yeux, l’expression la plus achevée de l’homme qui a compris que la grandeur ne se mesure pas à la puissance des projecteurs braqués sur soi.
Oui, savoir, c’est aussi douter en permanence et refuser de considérer sa renommée comme définitivement inscrite dans le marbre le plus noble. Lamine savait beaucoup, mais son savoir ne l’éloignait jamais des autres. Au contraire, il semblait accroître son humilité.
Il y a quelques jours seulement, il m’invitait à la soutenance de la thèse en physique de l’une de ses filles. Il y avait de l’élégance jusque dans sa manière de convier. Il s’était adressé à moi en ces termes : « Pape, ta présence va me combler de plaisir. J’espère que ton agenda va m’offrir une telle opportunité. »
Tout Lamine était dans ces quelques mots. Il n’imposait jamais sa volonté à son prochain. Il proposait avec délicatesse, respectait la liberté de l’autre et savait donner à une invitation la chaleur d’une marque d’affection.
Nous avons grandi ensemble à la Médina, et il faisait partie de nos références. À l’évidence, feu El Hadj Malick Sy « Souris » et lui nous avaient offert l’exemple rare de jeunes hommes capables d’être à la fois des footballeurs brillants et des étudiants installés sur le podium de l’excellence. Ils nous montraient déjà qu’il n’était pas nécessaire de choisir entre le sport et les études lorsque le talent rencontre la discipline et l’ambition.
Je n’ai pas souvenir d’un propos désobligeant tenu par Lamine à l’endroit de quelqu’un. C’était un homme d’ouverture et de dialogue, profondément positif et rassembleur. Il appartenait à cette catégorie rare de personnalités dont l’autorité n’avait pas besoin de bruit pour s’imposer.
Aujourd’hui, plusieurs mondes sont en deuil.
La Médina perd un grand Monsieur. Le monde universitaire perd l’un de ses serviteurs de grande valeur. La Jeanne d’Arc perd un ancien footballeur talentueux et un dirigeant de haut rang. Le monde de la boxe perd un ancien président inspiré.
Et nous, ses proches, perdons un homme qui appartenait à notre histoire, à nos souvenirs et à cette mémoire commune qui nous ramène à la Médina, notre royaume d’enfance.
À sa famille, au monde universitaire, au mouvement sportif, à la Jeanne d’Arc, au monde de la boxe et à toute la Médina, j’adresse mes condoléances les plus attristées.
Que Dieu, dans Son infinie miséricorde, l’accueille en Son Paradis.
Paix à son âme.
Ton ami et petit frère, Papa Abdoulaye Seck
La mort a des rigueurs à nulle autre pareille. Celle du riche et celle du pauvre, celle du saint et celle du mécréant, toutes provoquent chez l’individu, la tristesse et la désolation. La mort de lamine Ndiaye cet immense footballeur, a bouleversé le monde sportif sénégalais Qui retient de lui plus le brillant footballeur que le professeur émérite. Son humilité, son caractère taciturne et sa réserve dans beaucoup de choses, en faisaient un homme en qui on pouvait faire confiance. Dans l’équipe de la Jeanne d’arc de Dakar, il s’épanouissait très souvent à l’aide droite avec une élégance et une candeur dignes des dieux d’Olympe. Plaise à Allah SWT qu’il repose dans les splendides jardins de Firdawsi par la grâce de Taha l’intercesseur PSL.
Amine.
Doyen Majib séne
