L’initiative parlementaire d’usage du droit de recours au conseil constitutionnel obéit à une position parlementaire par le biais de députés partageant les mêmes options et orientations politiques.
C’est d’ailleurs cette différenciation qui est à la base de la constitution de groupes parlementaires, structurés sur la base d’affinités politiques ou de convergence d’idées.
Dés lors, vouloir diviser les députés sur la base d’une ligne descriptive de tenant de la légitimité des aspirations du peuple, est une illustration évidente d’une pseudo classification de nos députés , à partir d’un critère de paternité du substrat « républicain’.
Cette analyse est dangereuse et porteuse de germes de division au sein de l’opposition parlementaire.
L’histoire rétrospective relative aux initiatives de dépôt de recours, n’a jamais fait l’objet d’un accord unanime de nos députés et n’a jamais fait l’objet de spéculations ou de commentaires tendancieux et polémiques sous cette ampleur.
Les députés, qu’ils soient inscrits à des groupes ou non , agissent et exercent leurs responsabilités en droite ligne de leurs objectifs, et dans le strict respect de la souveraineté de leurs actions.
Dans cette démarche, toute initiative concertée ayant fait l’objet d’un consensus, est salutaire et à encourager.
Aujourd’hui , face à l’acuité liée au vote de la réforme du code électoral, en ses articles L29 et L30, ces députés, de par leur attitude du jour, avaient répondu aux attentes de tous les sénégalais qui ont salué , la pertinence de leurs arguments contre cette proposition de loi.
Si , cette question , constitue un point de discorde, selon leurs propres analyses et projections, articulées à leur vision ou option du moment, il n’y a rien de dramatique, ni de contradiction de fond, ni de remise en cause d’un principe.
Il s’agit d’un désaccord de fond qu’il faudra accepter et gérer dans la recherche continue et effrénée d’une dynamique d’action, pour plus de portée décisive à défaut d’une unité organique difficilement réalisable pour cause légitime d’absence de convergence politique unifiée , une situation de fait compréhensible et acceptée
Le danger, c’est l’utilisation de cette différence de vue de contexte à des fins, autres que l’urgence et la nécessité dune ‘unité de l’opposition , qui dépasse le cadre important mais restrictif de l’assemblée nationale, pour amorcer les batailles décisives pour la reconquête du pouvoir
Ousmane Gueye
