L’Assemblée nationale du Sénégal s’apprête à vivre une semaine décisive. Selon un communiqué de la Direction de la Communication et des Relations publiques, les députés sont convoqués en séances plénières du 29 septembre au 2 octobre 2026. Quatre jours de travaux intenses qui mêlent enjeux sécuritaires, réformes économiques et clôture de la troisième session extraordinaire de l’année.
Une matinée dominée par les questions sécuritaires et d’état civil
La session s’ouvrira mardi 29 septembre par un texte majeur pour le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Dès 10 heures, les parlementaires examineront le projet de loi n°21/2026 modifiant la loi de 2016 sur la carte d’identité biométrique CEDEAO. Un sujet sensible qui touche à la souveraineté numérique et à la libre circulation des personnes dans l’espace communautaire. L’après-midi sera consacrée à l’énergie avec l’examen de la proposition de loi n°37/2026 modifiant le Code pétrolier, dans un contexte de gestion des ressources naturelles.
Santé carcérale et gouvernance financière
Le mercredi 30 septembre, à 15 heures, l’hémicycle se penchera sur une problématique sociale souvent reléguée au second plan : la santé en milieu carcéral. La proposition de loi n°39/2026 vise à améliorer les conditions sanitaires dans les prisons sénégalaises.
Le lendemain, jeudi 1er octobre, place aux questions budgétaires. La proposition de loi organique n°38/2026, qui modifie l’architecture des lois de finances (héritage des réformes de 2011 et 2020), sera au cœur des débats. Un texte technique mais fondamental pour la transparence et l’efficacité de la gestion des deniers publics.
Clôture et dossiers de société
Le vendredi 2 octobre marquera la fin de cette session extraordinaire. Avant la clôture officielle, les députés examineront le rapport de la mission d’information parlementaire sur la commercialisation des produits de marque Sofcare. Un dossier qui devrait susciter l’attention de l’opinion publique.
Accès réglementé
Comme à l’accoutumée, l’Assemblée nationale précise que l’accès à l’Institution parlementaire sera strictement contrôlé. Seuls les journalistes et visiteurs munis de leurs cartes de presse et d’identité nationales seront autorisés à suivre ces travaux.
