Dakarmidi – Au Sénégal, quand on parle de la télévision publique, on pense vite aux grandes signatures qui ont porté l’antenne. *Sarah Louyah Senghor* fait partie de cette génération de journalistes qui ont appris le métier sur le terrain, micro en main, avec l’exigence du service public.
À la RTS, elle s’est imposée par la rigueur et la chaleur. Présentatrice, reporter, elle incarne ce double profil que les formateurs décrivent comme l’idéal du métier : aisance devant la caméra, élocution claire, culture générale solide, et surtout capacité à rendre l’actualité accessible à tous. C’est ce qui fait la différence entre lire un texte et raconter le pays.
La télévision nationale peut se vanter de son trio de présentatrices que sont Anne Marie Gomis, Sarah Louyah Senghor et Adama Anouchka Ba. Ces voix et ces visages qui nous sont maintenant si familiers sont devenus ceux qui incarnent la rigueur, la chaleur et la constance du service à la RTS.
Son parcours s’inscrit dans une histoire plus large : celle de la féminisation de la rédaction. Les pionnières des années 80 ont ouvert la voie dans un milieu alors très masculin. Son incandescence professionnelle me rappelle l’époque glorieuse de Sokhna Dieng Mbacké, Élisabeth Ndiaye, Adama Cissokho et tant d’autres célébrités qui ont, aux portes de la RTS, laissé des souvenirs indélébiles comme une écriture en incuse d’oracle. C’est dire que la RTS se positionne comme une véritable nursery où naissent, grandissent et s’épanouissent des voix douces comme du miel fraîchement récolté. *Sarah* continue dans cette voie car tu es une icône dans ton domaine.
Au-delà du plateau, son envergure tient à la constance. Dans un paysage médiatique où l’info va vite et s’oublie plus vite, elle représente cette ligne RTS : informer, expliquer, rapprocher. Elle parle aux Dakarois comme aux Sénégalais de la diaspora, avec le souci de ne laisser personne sur le bord du chemin.
Sarah Louyah Senghor n’est pas dans le tapage. Elle est dans la durée. Et c’est sans doute pour cela que son nom compte. Dans une maison comme la RTS, « Le public, notre raison d’être », elle est de celles qui donnent chair à cette promesse.
Doyen Majib Sène
