Dakarmidi – Digne fils du Djolof, enfant du Ndiambour, fils du Sénégal debout.
Acteur majeur de l’indépendance, tu as su que les nations ne se libèrent pas que par les armes, mais par les esprits. À travers les mouvements et associations de jeunesse, tu as éveillé une génération. Tu lui as appris à penser, à oser, à servir.
Condisciple du Président Abdou Diouf au Lycée Faidherbe de Saint-Louis, tu portais cette incandescence intellectuelle rare. Une intelligence vive, affûtée, que tu as toujours mise au service du pays, jamais de toi-même.
Ta résilience venait de loin : du sang des Bourba Djoloff. Quand d’autres pliaient, tu tenais. Quand d’autres calculaient, tu donnais.
Ton humanisme de bon aloi, forgé dans la dignité et une générosité sans tache, t’a hissé parmi les paladins des temps modernes. Maire bâtisseur de Louga, député de la nation, tu as laissé plus que des infrastructures : tu as laissé une trace morale.
Mais l’acte qui scelle ton nom dans le cœur du peuple, c’est 1978. Par ta proposition de loi, l’Ashoura est devenue jour férié, chômé et payé.
La communauté musulmane du Sénégal ne t’oubliera jamais car tu lui as permis de passer l’Ashoura et de bénéficier des avantages qu’elle génère.
Chaque 10 Mouharram, quand les enfants rient autour du couscous arrosé de lait, quand les cœurs se souviennent, ton nom circule dans les prières.
Mansour Bouna Ndiaye, les grands hommes ne meurent pas. Ils deviennent repères.
Dors en paix, fils du Djolof. Le Sénégal se souvient.
Doyen Majib Sène
