La nomination d’un Directeur Technique National est un moment important pour la gouvernance du football. Elle doit s’inscrire dans un processus transparent et crédible, respectueux des principes qui garantissent l’indépendance de la décision.
Il semblerait que, dans le cadre du dépouillement de l’appel à candidatures relatif au poste de Directeur Technique National (DTN) de la Fédération de football, le DTN sortant fasse partie du comité chargé d’examiner les candidatures.
Me fondant sur mon expérience nationale et internationale, cette information m’interpelle.
Dans les standards généralement admis de gouvernance, la personne qui occupe un poste appelé à être pourvu peut, le cas échéant, être consultée sur le profil recherché ou sur une short-list de candidats afin d’éclairer la réflexion du comité. Mais, en règle générale, elle reste en dehors du processus décisionnel.
La logique est simple : préserver à la fois l’indépendance de la décision et la crédibilité de la procédure. Même en l’absence de toute intention particulière, la présence du sortant dans l’instance de sélection peut susciter des interrogations au regard du principe bien connu qui veut que l’on évite d’être, directement ou indirectement, juge et partie.
Il est bien entendu possible que l’information reçue ne reflète pas l’ensemble du dispositif mis en place.
Je formule donc cette réflexion avec prudence et reste naturellement ouvert à toute précision, acceptant volontiers d’être corrigé si je suis hors jeu.
