Dakarmidi – Au Gabon, la capitale croule sous le poids des ordures ménagères depuis la veille de la Noël en raison de la grève des éboueurs. Si les salaires réclamés ont été versés depuis, la compagnie chargée de collecter les ordures ne parvient pas à dégager les montagnes de déchets qui se sont formées durant les cinq jours de contestation. Une mauvaise nouvelle à dix jours de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se jouera au Gabon et notamment à Libreville.
Chaque jour, Libreville produit 600 tonnes de déchets. En cinq jours de grève, il y a donc environ 3 000 tonnes de déchets abandonnés. Tous les quartiers sont concernés et la colère monte. « Ce n’est pas normal parce qu’on a de la nourriture partout », argue une habitante. « Ce n’est pas normal, ça sent mauvais », poursuit un autre passant. « A l’orée d’un événement comme celui de la CAN, la ville croupit dans une saleté aussi impardonnable. C’est vraiment intolérable », conclu un Gabonais.Léandre Ebobola Tsiba, directeur général de l’Environnement, reconnaît que pour une revendication salariale, c’est toute la capitale qui est prise en otage. Il annonce un « plan Marshall » pour nettoyer la ville avant la CAN : « Nous allons mettre des solutions d’urgence de sorte que Libreville puisse retrouver son éclat. » En attendant, dans certains quartiers les populations mettent le feu aux ordures, ce qui crée d’autres problèmes.
Avec RFI
Add A Comment