La marche, partie du quartier Castors ce week-end, pour terminer au rond point Jet d’eau, était bien plus qu’une simple protestation contre l’inflation. C’est un acte citoyen qu’a voulu incarner le collectif « 30 Jours pour le Juste Prix » en rassemblant des centaines de Dakarois.
Dans un pays où la cherté de la vie est une préoccupation constante, cette mobilisation visait à interpeller directement les décideurs sur l’urgence sociale.
Les manifestants ont décliné leurs revendications en actes : des ustensiles vides pour dénoncer l’impossibilité de remplir les placards, et des slogans ciblant des postes de dépenses précis (loyer, électricité, viande).
En réaffirmant l’apolitisme du mouvement, le porte-parole Bathie Drissy a toutefois placé cette action dans une logique de rapport de force durable. La question sous-jacente est celle de l’efficacité des orientations étatiques en matière de maîtrise des prix.
En annonçant une mobilisation « dans le long terme », le collectif pose un ultimatum informel aux autorités : l’exigence de résultats concrets sur le pouvoir d’achat, qui dépasse le simple cadre des mesures annoncées, pour devenir un véritable test de la politique économique du pays.
