Dakarmidi – « Le sérieux, une boussole en temps incertains »
Je n’ai aucun lien personnel avec Cheikh Diba. Aucune porte de cabinet ne s’ouvre pour moi. Je suis simplement un citoyen qui observe, qui compare, et qui se demande ce qu’on attend vraiment d’un ministre des Finances. Après l’avoir suivi, ma réponse est claire : on attend un homme sérieux. Et c’est exactement l’image que renvoie Cheikh Diba.
Il n’est ni grandiloquent, ni impétueux. Pas de discours qui enjolive, pas de promesses qui s’évaporent au lever du soleil. Il parle peu. Mais quand il prend la parole, c’est pour expliquer. Pour démonter un mécanisme budgétaire, pour rendre compréhensible une décision qui touche nos vies. Cette retenue, aujourd’hui, est une force. Dans un univers saturé de bruit, il a choisi la densité. Or, gérer l’argent public n’est pas un concours d’éloquence. C’est un exercice de précision. Chaque virgule dans un budget peut peser sur le prix du pain, sur une bourse d’étudiant, sur un chantier d’hôpital. Le sérieux de Cheikh Diba protège contre l’amateurisme. Et l’amateurisme, en finances, coûte toujours plus cher que la rigueur.
Derrière son calme apparent, il y a une incandescence intellectuelle et technique absolument remarquable. Inspecteur des Finances de formation, passé par le FMI, ancien Directeur du Budget : il connaît les rouages de l’intérieur. Il ne découvre pas le métier sur le tas. Il l’a appris, pratiqué, éprouvé. Cette expertise se voit. Quand il négocie avec les partenaires techniques, quand il arbitre entre les priorités du pays, il le fait avec une lucidité que seule donne l’expérience. Pour un Sénégal qui veut financer ses propres ambitions, avoir à la tête des Finances un technicien de cette trempe est un atout décisif. La compétence ne règle pas tout, mais sans elle, rien ne se règle.
Cheikh Diba est loin des candeurs naïves et des tonneaux d’autant plus vides que sonores. Il n’est pas venu pour plaire, mais pour construire. Et il s’y met avec la ferveur discrète de ceux qui bâtissent pour les générations suivantes. Assainir la gestion, élargir l’assiette fiscale sans étouffer, traquer le gaspillage, sécuriser les crédits pour l’éducation et la santé : voilà son chantier. Ingrat, technique, invisible. Mais fondamental. Car sans finances solides, aucune promesse politique ne tient. Aucune école ne sort de terre, aucun poste ne se crée.
Oui, les attentes sont immenses et le quotidien des familles reste difficile. Les résultats ne tombent jamais du ciel. Mais en matière de gestion publique, la constance l’emporte toujours sur l’agitation. Soutenir Cheikh Diba, c’est choisir la continuité contre l’improvisation. C’est parier sur un homme qui travaille plus qu’il ne parle. Je soutiens Cheikh Diba parce qu’au ministère des Finances, j’ai besoin d’un comptable lucide, pas d’un illusionniste. Et de mon point de vue de citoyen, c’est exactement ce qu’il est : un homme sérieux, à la tâche.
Doyen Majib Sène

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