La tenue du dialogue politique: les avis divergent sur les préalables

Dakarmidi – Le Président de la République Macky Sall avait annoncé la tenue d’un dialogue politique pour prendre langue avec les parties prenantes de l’opposition afin d’arrondir les angles.  En effet ce dialogue est prévu pour le 21 novembre 2017 sous l’égide de Aly Ngouye Ndiaye, ministre de l’intérieur.
Dans le direct de Cheikh Sadibou Diop, les participants et les commentateurs ne dansent pas sur le même pied. Le dialogue suppose une réelle volonté de trouver des solutions. Certains doutent déjà de la réelle volonté du parti au pouvoir de tenir ce dialogue dans le sens positif où il pourrait apporter un changement.
Dr Malick Diop pense que la stabilité du pays est le principal atout du Sénégal et il en appelle à un dialogue politique constructif réel pour l’intérêt de tous en lançant des programmes alternatifs. « Ce sont les citoyens qui déterminent ce que sera le pays » pensant que le pouvoir n’est qu’une délégation du peuple à l’endroit des élus. Pour lui l’insertion des jeunes dans des postes de responsabilité est un préalable pour évacuer les questions liées au dialogue. Que les citoyens soient édifiés sur les budgets votés concernant leur secteur. Pour Malick Diop de l’AFP, il est nécessaire de tenir compte de l’intérêt politique vis- à- vis du peuple sans penser à l’obédience politique des uns et des autres.
Baba Aidara, journaliste sénégalais résident aux états –unis, ne partage pas le même avis et pense que le discours doit être en accord avec les actes qu’on pose instantanément. Pour ce journaliste, le dialogue politique suppose des préalables et des acquis. Il est d’avis que le Président Sall tient le même discours depuis cinq bonnes années et les actes qu’il pose sont contradictoires avec sa volonté de dialoguer.

Le directeur du patrimoine bâti, Karim Fofana pense que beaucoup ne vont pas au fond des choses et les réalisations de Macky Sall sont visibles sur tous les secteurs.  On omet volontiers les avancements dans l’agriculture,l’augmentation du PIB/hbt et les moyens mis à la disposition de la casamance pour son développement pour que les choses se calment entre autres.

Pour Bassirou Diomaye Faye, camarade de parti de Ousmane Sonko du Pasteff,Macky n’est pas disposé au dialogue puisqu’il a éliminé tous ses potentiels adversaires. Karim Wade est exilé dans des conditions obscures et la CREI est enterrée depuis, Khalifa Sall est en prison et on lui refuse la liberté conditionnelle, alors que le President Sall a voyagé avec Ousmane Ngom, qui est interdit de sortir du territoire, ce qui constitue un manque de respect manifeste à l’endroit de la justice et du peuple.

La Rédaction