Sécurité routière: la population à la merci des chauffeurs

Ce qui se passe dans les véhicules de transport public dépasse l’entendement. C’est à se dire que les milliers de victimes du bateau le Joola, et  les nombreuses autres victimes qui ont laissé leur vie sur nos routes, en cette année 2017 sont morts gratuitement.

L’Etat qui a la mission d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens en toute sécurité a, il faut le dire failli à sa mission. Face à la récurrence des accidents mortels sur nos routes, limite à des déclarations d’intentions et à la prise de mesures draconiennes, applaudies par un peuple, encore sous le choc de l’émotion et indigné. Mais hélas, qui reprend très vite ses vieilles habitudes. Avec la bénédiction ou la complicité d’un Etat « boul faalé ».

La surcharge constitue la principale menace pour ces centaines de milliers de « gorgorlou » usagers des bus Tata et autres Dakar Dem Dick. En effet, entre 100 et 150 personnes sont agglutinés dans ces véhicules qui ont une capacité d’accueil de 35 places assises. Le pire; c’est que ces passagers sont laissés à la merci de chauffeurs dont l’insouciance et l’indiscipline frisent la bêtise. Ils roulent à tombeau ouvert, indifférent au risque qu’encourent les passagers entassés comme des sardines, en cas d’éclatement d’un pneu.  Qui plus est, ces véhicules démesurément surchargés sont favorable à la transmission de maladie dangereuse comme la tuberculeuse qui se transmettent par voie respiratoire.

Il est temps, grand temps alors que l’Etat assume sa responsabilité quant à la sécurité du peuple dans le réseau du transport routier. Le droit à la vie et la sécurité est sacré et aucun pouvoir ne doit s’amuser avec. On vient de célébrer le 15ème anniversaire du naufrage du bateau le Joola qui emporté plus de 2000 personnes.Tout juste après cette terrible catastrophe, les pouvoirs publics avaient pris un ensemble de mesures, allant dans le sens de sécuriser les citoyens dans les transports publics. Il est impératif de passer à l’application stricte de ces mesures, et surtout d’appliquer aux contrevenants des sanctions exemplaire. La vie des Sénégalais en vaut la peine !

La rédaction